Ces pratiques sexuelles à éviter si vous ne voulez pas finir aux urgences

  • Source : Francetv info.fr


Un accident est si vite arrivé, et les plus stupides ne sont pas les moins dangereux. Pour vous éviter le « Si j'avais su, c'est vraiment idiot... », un guide qui peut vous sauver la vie. Extrait de "101 conseils pour ne pas atterrir aux urgences", de Gérald Kierzek, aux éditions Robert Laffont (1/2).

Parrmi les jeux sexuels qui peuvent conduire aux urgences, voici une variante originale du cunnilingus. Pour provoquer le grand frisson, certains pratiquent une puissante insufflation dans le vagin de leur partenaire. Cela peut parfois se compliquer d’un pneumopéritoine, et conduire à une intervention chirurgicale… pour rien. Le pneumopéritoine est la présence, anormale, d’air dans la cavité abdominale. L’air passe du vagin à l’utérus et remonte par les voies anatomiques naturelles, les trompes de Fallope, dans la cavité abdominale. Le fait d’avoir subi une hystérectomie (ablation de l’utérus) avec des points de suture favorise encore plus le passage de l’air.

Les douleurs au ventre sont le principal symptôme du pneumopéritoine : elles peuvent faire redouter une perforation intestinale ou une occlusion. La radiographie de l’abdomen va confirmer la présence d’air sous la forme d’un croissant gazeux dans le ventre et accentuer les craintes, et le risque d’erreur de diagnostic.

Si vous n’avez pas signalé votre jeu sexuel parce que les douleurs surviennent plusieurs heures ou jours après, une intervention chirurgicale dite « exploratrice » peut être proposée.

Dommage, car il suffit d’attendre que l’air se résorbe spontanément. Moralité : ne pas être pudique et tout dire à votre médecin.

Parmi les complications « gazeuses » graves, notons l’embolie qui survient chez la femme enceinte exclusivement. L’insufflation d’air en grande quantité ou de manière répétée dans le vagin entraîne la pénétration de bulles d’air dans la circulation sanguine, provoquant douleurs abdominales, convulsions et coma jusqu’au décès.